Informatique, Politique, Écologie, Science, Économie, Géopolitique, Logiciels libres.
Bonne année 2009, donc, commencons tout de suite par les bonnes nouvelles :
Bonne Année 2009. Oui, c'est ironique...
Ceci dit, je vais bientôt poster plusieurs articles sur ce qu'il faudrait faire, à mon humble avis, pour sortir de la crise.
J'adore cette citation de Mencken - un grand auteur américain - qui dit, à peu près, ceci :
Il arrive un moment dans la vie d'un homme normalement constitué, où il a envie de cracher dans ses mains, de hisser le drapeau noir, et d'aller trancher quelques gorges
(Citation originale, en Anglais)
Pourquoi cet énervement ? Parce que. Juste parce que. Lisez l'article (et celui-ci aussi, tiens) et vous comprendrez.
Souvenez-vous, braves gens : les jeunes sont mauvais, de vrais petits sauvegeons. Encore heureux, notre ordure en chef bien-aimé Président, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa est là, et veille !
Ben voyons.
Bon, ce n'est pas charitable, mais cet article du Figaro m'a bien fait rigoler :
"Avant, Londres était un eldorado pour les Français de la finance, explique Édouard d’Archimbaud, 24 ans. Mes amis me conseillent maintenant d’aller à Dubaï ou Singapour." En quelques heures, Édouard d’Archimbaud est devenu, dans les médias britanniques, le symbole de la fin du rêve londonien pour bien des Français.
Ce jeune polytechnicien est arrivé le lundi 15 septembre pour son premier jour de travail, au 25 Bank Street, dans le quartier d’affaires de Canary Wharf. Il descendait juste de l’Eurostar, dont il redoutait un éventuel retard. Petite appréhension qui n’était rien comparée au "lundi noir" qu’il s’apprêtait à vivre. Ce jour-là, le 25 Bank Street, siège londonien de Lehman Brothers, est sous le choc : la célèbre banque d’affaires américaine vient de faire faillite. Édouard, qui avait été embauché comme trader pour un salaire annuel de 45.000 livres (58.000 euros), n’a même pas le temps de s’asseoir à un bureau. Il est débarqué. Et, après quelques jours d’infructueuses recherches de boulot outre-Manche, il doit faire demi-tour en France. Le rêve d’une carrière à la City s’effondre. "On venait de s’installer dans notre appartement avec mon colocataire, raconte-t-il. Impossible pour moi de payer les 720 livres de loyer mensuel."
Je ne sais pas ce qui est le plus ridicule :
Souvenez-vous braves gens : "Socialiser les pertes, privatiser les bénéfices". Notre bon Président, M. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa a beau dire, il ne fait quand même pas grand chose pour le français moyen...
(Ceci est mon 355ème post sur ce blog... Je tenais à la dire, voilà, ça c'est fait).
Que dire du plan de sauvetage des banques européennes ? Rien, on continue à jeter de l'argent dans un trou sans fond en croisant les doigts pour que cela marche.
Est-ce que cela va marcher ? Rien n'est moins sûr.
- D'abord, se souvenir d'une chose (voir graphique ci-dessus) : le CAC40 a perdu presque 50% de sa valeur en un peu plus d'un an (plus haut : 6.000 points, actuellement : 3.500 - 3.600 points et des brouettes. Admirez la (petite) remontée de ces derniers jours, comparez avec la descente de l'année précédente et dites-moi honnêtement : vous croyez vraiment que la situation s'améliore ?
- Ensuite, le mal est fait : plan de sauvetage ou pas, on est tous bons pour une super bonne crise économique. Europe, États-Unis, Japon, Chine, reste du monde : on va tous morfler. Enfin, sauf si vous êtes banquiers, bien sûr.
Ensuite parce que ce plan européen ne permet pas de résoudre les problèmes suivants :
Accessoirement, les Européens en ont profité pour étaler leurs divisions. Angela Merkel, qui a refusé tout plan à l'échelle européenne pour des raisons purement électoralistes, porte là une lourde part de responsabilité.
Même si on évite le pire de la crise financière, une fois les problèmes économiques (j'allais dire les problèmes de l'économie "réelle") bien digérés par les analystes, il est plus que probable que l'on reparte à la baisse. Pourquoi ? Crise économique = chômage = moindres résultats = aggravation de la crise.
Bref, les semaines à venir vont être cruciales. Le moindre problème sur une grosse banque et/ou une institution financière et, bing, les montagnes russes seront reparties pour un petit tour de baisse. Et là, redonner de la confiance et remonter la pente ne sera pas chose facile.
Sans compter, bien sûr, que tout cela va être payé par les contribuables. Et donc, en France, par les classes moyennes, les plus riches étant protégés par le bouclier fiscal. Ajoutez à cela la hausse du chômage (inévitable) et tout cela nous prépare des lendemains qui déchantent...
Et sinon, vous, ça va Mme Lagarde ? Pas trop embêtée ?