Le premier, je dis à Sion : "Les voici! Les voici!" et j'envoie un messager à Jérusalem porter la bonne nouvelle
Photo prise l'après-midi du 9 Av 5768 (10 août 2008) à l'emplacement présumé du Temple (selon Tuvia Sagiv)
au premier plan, la fontaine "El-Kas" (La Coupe)
La Joie de Jerusalem.
Il y a une joie particulière aux habitants de Jérusalem, joie de ceux qui aiment cette ville et ont le privilège d'y vivre. « Réjouissez-vous avec Jérusalem, Exultez en elle, vous tous qui l'aimez!», dit le prophète Isaïe 66:10. Cette joie, on la ressent évidemment les jours de fête et de liesse populaire, comme le Yom Yeroushalayim. Mais on la ressent aussi les jours de semaine, dans la vie quotidienne des habitants de la ville sainte, car sa sainteté confère à ceux qui y vivent une qualité spirituelle particulière, comme ce « supplément d'âme » qui descend sur chaque Juif, le shabbat, et que l'on ressent à Jérusalem chaque jour. Ne dit-on pas que « L'air de Jérusalem rend plus sage ? »
Et même les jours de deuil et de malheur - comme lorsque nos ennemis tuent des Juifs dans les autobus et dans les rues, avec des bombes et des bulldozers - ils ne parviennent pas à effacer totalement cette joie particulière à Jérusalem. Tisha Be'Av, jour le plus triste du calendrier juif, commémore la destruction du Temple de Jérusalem. Ce jour-là, tous les Juifs du monde sont plongés dans le deuil et l'affliction, dans le jeûne et la prière. Or, à Jérusalem même, devant le Mur occidental du Temple, vestige de sa splendeur passée, le deuil qui devrait être plus tangible que partout ailleurs, n'est pas entier! Comme si, à l'affliction et à la tristesse de voir que le Temple n'est toujours pas reconstruit et que le Har Ha-Bayit est toujours occupé par une mosquée et foulé par nos ennemis, se mêlait un sentiment différent...
De même que nous cassons un verre pendant la cérémonie du mariage, pour signifier que la joie des époux n'est pas complète, en raison de la destruction du Temple, le deuil de Tisha Be'av n'est plus total aujourd'hui. Lorsque nous vivons cette journée à Jérusalem, au milieu de centaines de Juifs, venus des quatre coins du monde et accomplissant la promesse du Retour, nous sentons confusément que le Temple est en voie de reconstruction et que, même si nous ne sommes pas encore véritablement sortis de l'exil, nous sommes déjà dans une autre ère. A Jérusalem, mieux qu’en tout autre lieu, nous pouvons ressentir aujourd’hui – en prêtant bien l’oreille - au milieu du deuil, de la confusion et du chaos qui nous entourent, le son lointain, secret et encore imperceptible des pas du Messie.
Itshak Lurçat
Le Rabbi est toujours là Ne pleure pas, ne pleure pas, Le Rabbi est toujours là! Il a semé sa lumière Aux quatre coins de la terre, Ne pleure pas! Téfilah... Tsédaka... Téshouva... Talmud Torah... Téfilah... Tsédaka... Téshouva... Ahavat Israël... Ahavat Israël... (ce titre figure sur l'album "Chevatim 2000") Si vous voulez éviter les ennuis,ne commandez pas vos CD chez Israel-Music!!! |
Ces enfants se trouvent dans une maison d’arrêt, une prison improvisée. Ils ont sans doute été arrêtés par la police juive du ghetto. S’ils sont encore en vie sur la photo, c’est probablement qu’ils ont été arrêtés par la police juive, pas par les soldats allemands, pour contrebande. La contrebande était nécessaire à la survie provisoire des Juifs du ghetto ; seuls les enfants pouvaient s’y livrer, leur petite taille leur permettant de passer dans les trous ménagés dans les murs du ghetto, au risque de leur vie ; beaucoup en sont morts, frappés à mort par les soldats allemands. Leur aspect physique, sur cette photo, montre leur malnutrition évidente ; ce sont des enfants affamés du ghetto, privés du peu de liberté dont ils disposent dans le ghetto et privés d’éducation. Leur seule faute a été de lutter pour survivre.