Un jour, une photo...
| Le Président Sarkozy et le Darfour |
| Par Collectif Urgence Darfour, le mardi 08 mai 2007. |
Nicolas Sarkozy a été élu président de la République par le peuple français. Si la participation électorale a été massive, les questions internationales n’ont rencontré qu’un faible intérêt durant la campagne. Le Collectif Urgence-Darfour et Sos-Darfour ont cependant réussi à mettre sur l’agenda des candidats la question du Darfour. Lors du meeting de la Mutualité du 20 mars à Paris, Nicolas Sarkozy, représenté par Nicole Guedj, ancienne ministre, a ainsi signé l’Acte d’engagement que nous lui avions soumis. Ce document, formulant les moyens d’un vrai changement de la politique française vis-à-vis du Soudan, indique qu’il est notamment nécessaire : - que notre pays « s’abstienne de recevoir des membres du gouvernement soudanais ». Rappelons qu’au mois de novembre dernier, les ministres soudanais de l’Energie, Ahmed al-Jaz, et de l’Investissement, Agar Ayar, sont venus en France vanter les mérites du marché soudanais à la Chambre de commerce de Paris ; - que « la France use de tout son poids auprès du Conseil de sécurité des Nations unies pour y faire adopter des résolutions au titre du chapitre VII de la Charte pour la protection effective des populations du Darfour ». Rappelons que le gouvernement français a récemment critiqué un projet de résolution britannique proposant une nouvelle initiative contraignante contre les génocidaires de Khartoum ; - que « des sanctions économiques frappent le Soudan ». Rappelons que, en dépit d’une lettre adressée par le président Chirac aux participants de la réunion de la Mutualité dans laquelle ces sanctions étaient évoquées, la diplomatie française n’a malheureusement pris aucune initiative en ce sens ; - que « les forces françaises stationnées au Tchad et en Centrafrique protégent effectivement les réfugiés, les personnes déplacées et les membres des organisations humanitaires opérant dans ces pays ». La mesure est d’autant plus nécessaire que les Janjawids et d’autres milices continuent à semer la terreur parmi les civils de la région. - que soient mis en place « les moyens d’une surveillance de l’espace aérien du Darfour ». On le sait, l’aviation soudanaise continue de bombarder les villages du Darfour. - que la France use « de toute son influence pour rendre possible une action européenne de protection des populations civiles du Darfour ». Le Parlement européen à l’unanimité a voté une résolution demandant à la Commission de « prendre ses responsabilités ». Il n’est que temps qu’elle le fasse. Ces engagements publics ont rencontré un large écho dans la presse tant nationale qu’internationale. Nicolas Sarkozy a promis de « ne pas trahir » ses promesses de candidat ». Le Collectif Urgence Darfour attend donc avec impatience que la France passe aux actes pour protéger le Darfour. |
>>>>> SIGNEZ L'APPEL <<<<< | CAR REPONDRE A UNE URGENCE… Que s’est-il passé au Darfour ? Partie Ouest du Soudan, loin du Nil, c’est une région abandonnée depuis longtemps par le Gouvernement de Khartoum. Des rebelles ont pris les armes pour un meilleur partage du pouvoir et des richesses (comme au Sud). Le Gouvernement a répondu par une véritable guerre contre les civils. Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l’Onu, a dénoncé une campagne systématique de purification ethnique menée par les Janjaweeds, des milices armées et organisées par l’armée soudanaise. Que se passe-t-il aujourd’hui ? Depuis 2006, la situation s’est encore détériorée. Les Janjaweeds et les rebelles tchadiens ont même lancé des attaques de l’autre côté de la frontière, au Tchad, sur les camps de personnes réfugiées. Kofi Annan, le Secrétaire général de l’Onu, parle de « l’enfer sur terre »… …C’EST PASSER A L’ACTION ! En envoyant cette carte postale, nous contribuons à titre individuel à ce que soit brisée la loi du silence qui pèse sur le Darfour et qui a pour conséquence la mort toutes les 5 minutes d’un enfant, d’une femme, d’un homme : d’un innocent. | |
La campagne présidentielle bat son plein
Chacun des candidats s'efforce d'occuper le terrain en cherchant à s'approprier l'idée nouvelle qui lui permettra de séduire les électeurs.
Et cesse, tout provisoirement, d'abreuver les Français de promesses dont ils savent que des siècles de bonne gestion ne suffiraient pas à les réaliser.
Et de sentir ... aussi les électeurs, via les baromètres des sondages quotidiens, gavés jusqu'au cerveau de programmes irréalistes et inchiffrables.
Alors que Nicolas flirte, de manière "poussée" (selon une expression en vogue dans les "surboum" d'antan), avec l'électorat de Jean Marie auquel il pique la notion "d'identité nationale", que ce dernier croyait labellisée, Ségolène déclare qu'il faut apprendre la Marseillaise aux petits Français.
C'était compter sans Philippe (De Villiers) celui qui veut faire porter le costume et la blouse dans les écoles en chantant la Marseillaise sous le préau... et le drapeau tricolore !
Son responsable du comité de soutien Jérome Rivière rappelle, à propos, que sur sa proposition, les députés avaient adoptés, le 19 février 2005, un amendement rendant obligatoire l'apprentissage de la Marseillaise et de son histoire.
La loi du 23 avril 2005 d'orientation et de programme de l'avenir pour l'école suivie de la circulaire du mercredi 31 août 2005 ont effectivement rendu cet apprentissage obligatoire dès la rentrée scolaire 2005-2006.
Après tant de bourdes dispensées par la candidate socialiste depuis le début de sa campagne, il eut été de bon ton de se souvenir qu'en qualité de députée des Deux Sèvres de la présente législature, elle était censée être mieux informée du travail législatif de notre parlement auquel ses électeurs l'avaient convié.
Encore une bourde... mais celle là, elle est royale !mardi 17 avril 2007
Invitée lundi matin sur RMC et BFM TV, la candidate socialiste a annoncé un Smic à « 1500 euros net », au lieu des 1500 euros brut que prévoit le projet du PS.
Bourde de fin de campagne, fatigue ou question-piège d’un intervieweur ? Il est 8 h 30, lundi, dans les studios de RMC. Début de l’émission « L’entretien d’embauche pour devenir président ». Le journaliste Jean-Jacques Bourdin interroge Ségolène Royal sur la hausse du Smic.
La candidate socialiste souhaite le porter à 1 500 euros brut lors de la prochaine législature. « 1500 euros… net ? », lui demande benoîtement l’intervieweur. Aucune hésitation de Ségolène Royal : « Net. Et plus si la croissance le permet ». Question "bizarre" La surprise est de taille : si le « pacte présidentiel » de la candidate socialiste ne précise à aucun moment si ce montant est brut ou net, le projet socialiste, lui, promet 1.500 euros brut aux 18 % de salariés payés au Smic en France, d’ici à 2012.
Contacté par le figaro.fr, l’attachée de presse de Ségolène Royal rectifie immédiatement le tir. « Quand, dans l’émission, Ségolène Royal dit "1.500 euros net", il faut comprendre "1.500 euros brut", comme le prévoit le programme du PS », explique-t-elle. Et de pointer « la question un peu bizarre » du journaliste, qui, il y a quelques semaines, avait déjà mis en difficulté la candidate socialiste (au sujet du nombre de sous-marins que possède la France). Evidemment, à chaque fois que Ségolène fait une bourde, c’est indéniablement à cause "d’une question bizarre" d’un journaliste...